Flânerie

Flânerie

Autour de ses spectacles « La Compagnie du Kiosque » développe depuis sa création de nombreuses actions. Elle nourrit aussi différents projets.
L'espace « Flânerie » propose au visiteur un regard sur les activités passées et évoque les chantiers à venir. Il aborde certaines spécificités de la Compagnie et fait la place à diverses réflexions.

Le Théâtre et la Pierre

Porter le Théâtre dans des lieux naturels et patrimoniaux est une spécificité de « La Compagnie du Kiosque ».

La singularité de chaque site, l'originalité de chaque lieu nécessite un travail chaque fois différent. L'espace, les volumes, la sonorité des lieux qui nous sont proposés pour y porter nos créations, nous « contraignent » à sans cesse réinventer.
Pour toute l'équipe de « La Compagnie du Kiosque » - scénographe, créateur lumière, musiciens, comédiens - ce préalable constitue l'aventure de chaque projet.

Patrimoine

Jacques Brun et le Patrimoine

Investir un lieu naturel ou patrimonial, bâtir des spectacles composant avec l'histoire et la géographie des lieux, Jacques Brun a depuis maintenant plus de vingt ans acquis une expérience importante en la matière.

C'est tout d'abord, en 1993 et 1994, le château d'Arques dans l'Aude qui, avec les opérations « Arques 1293 » et « Arques 1294 », lui permet de faire ses premières armes. Il répond là à une commande du Conseil Général de l'Aude, dans le cadre du Programme Européen Leader.

En 1997, Jacques Brun écrit « Paroles Cathares ». Créé dans le village historique de Montaillou en Haute Ariège, « Paroles Cathares » se présente comme un spectacle itinéraire. Ponctué de stations, la progression du spectacle conduit acteurs et spectateurs, au gré de l'action, jusqu'au dénouement final au pied des ruines du château médiéval.

Autre spectacle itinéraire en 1999 avec la création de « Une Ombrelle sous les Etoiles ». C'est la forêt de la Raviège, à la Salvetat sur Agout, qui sert de cadre à la nouvelle pièce de Jacques Brun. L'environnement sylvestre participe à la magie des aventures que le spectacle déroule.

2001 voit la création de « Couleurs d'ivresse ». Répondant à une commande du département de l'Hérault et du groupement VPE, Jacques Brun écrit et met en scène cette pièce qui aura pour cadre la cave centenaire de Maraussan.

Toujours en 2001, dans le cadre de la XVIIe édition du festival du Minervois, Jacques Brun investit les gorges du Brian, au pied du village historique de Minerve, pour y monter la pièce de l'auteur Narbonnais Christian Pastre « La Légende d'Hélis ».

En 2005, 2006 et 2007 à partir d'une commande de la ville de Narbonne, Jacques Brun écrit successivement « L'Echo de la Robine - Café imaginaire » puis « 1907-2007 Un Siècle, une Nuit… » qu'il met en scène au cœur de la cité Audoise tout d'abord sur les quais du canal de la Robine puis dans la cour de la Madeleine du Palais des Archevêques.

Opéra au Château de Roquedols de Meyrueis

Roquedols

Parallèlement à son travail avec La Cie du Kiosque, Jacques Brun s'engage à partir de l'été 2014 avec le Festival d'Opéra Grand Sud pour une collaboration qui durera cinq ans.
Après une mise en espace d'une version resserrée de l'opéra de Gounod "Mireille", Jacques Brun signe successivement les mises en scènes de "Carmen", "Le Barbier de Séville", Don Pasquale et "La Flûte Enchantée".
Véritable écrin acoustique qui met magnifiquement la voix en valeur, le Château de Roquedols de par sa structure architecturale offre au metteur en scène des possibilités multiples. Pendant quatre ans, au gré des œuvres travaillées, Jacques Brun jouera avec les différentes facettes qu'offre ce lieu magnifique.

Carmen

Château d'Arques

Visuel Arques

C'est le château d'Arques dans l'Aude qui, avec les opérations « Arques 1293 » et « Arques 1294 », permet à Jacques Brun de mettre en scène pour la première fois un spectacle sur un site patrimonial. Il répond là à une commande du Conseil Général de l'Aude, dans le cadre du programme Européen Leader. L'opération voit converger comédiens, musiciens ainsi que les charpentiers, tailleurs de pierres de l'entreprise Waringo de Cordes sur Ciel, spécialistes des techniques de construction du XIIIe siècle.

Arques 1294

La distribution réunit les comédiens Philippe Hérisson, Mickaël Viguier, Mireille Baduel, Patrick Goutanier ainsi que les musiciens Sophie Dedixmude et Laurent Bitaud.
Pour construire le scénario du spectacle et bâtir sa mise en scène, Jacques Brun s'appuie sur les conseils de l'historien archéologue David Maso avec qui il collaborera quelques années plus tard sur le site de Montaillou.

Presse Château d'Arques

Logo Pays Cathare

Dans la revue Pays Cathare du Cnec / Centre René Nelli (18 août 1993), le journaliste Nicolas Gouzy saluait « Arques 1293 » comme un spectacle prometteur, soulignant la justesse des gestes recréés, l'accueil enthousiaste du public et la réussite du dialogue instauré entre reconstitution historique et vérité des situations montrées.

Dossiers

L'adaptation du roman de John Steinbeck « Des Souris et des Hommes », le projet d'écriture de Jacques Brun « Café des Promeneurs » font partie des chantiers à venir.

Café des Promeneurs

L'Histoire

Il est près de minuit dans une petite ville de province et, comme tous les soirs à cette heure, le Café des Promeneurs ferme ses portes. Les chaises sont sur les tables, le percolateur et la machine à pression sont nettoyés, et Odilon le patron donne un dernier coup de balai.
Survient alors un visiteur, un voyageur inconnu, un peu illuminé. C'est un rêveur impénitent. Il se nourrit sans cesse de bons mots, de poésies... Il est frémissant comme un arlequin et peu soucieux des convenances. Rapidement, Odilon, fatigué et peu enclin au divertissement, s'échauffe et lui demande de se retirer. Vaines prières, dont s'amuse le client incongru.
Sur un étrange duo désaccordé, commence alors la rencontre de deux êtres qu'en apparence tout sépare. Peu à peu pourtant, Odilon va répondre à l'invitation à laquelle il est convié. Le visiteur sait délier les langues, mettre à nu les âmes.

Comme dans le roman de Lewis Carroll, où le lapin blanc guide Alice jusqu'au gouffre qui la fera basculer au pays des merveilles, le singulier client, usant d'un charme mystérieux, va insensiblement pousser Odilon dans une spirale onirique...

Mis à l'épreuve, confronté au sentiment amoureux après l'apparition d'une troublante créature, Odilon finira par faire craquer sa rude carapace.

La Fable

« Nous sommes si accoutumés à nous déguiser aux autres, qu'enfin nous nous déguisons à nous-mêmes. » — La Rochefoucauld

Odilon, bistrotier, a depuis longtemps troqué ses rêves et ses désirs contre une peau d'ours.
Mais voilà qu'un soir, un étrange visiteur le convie à une escapade « poétique »...
« Victime » de ce jeu singulier, Odilon va devoir se confronter à lui-même...
S'engageant malgré lui dans un parcours initiatique où il ne s'agit plus de perdre son âme d'enfant, mais bien de la retrouver, Odilon d'abord rigide et froid au charme du visiteur, finira par succomber...
Grâce à l'apparition d'une femme, ultime tour de passe-passe du visiteur, il va définitivement basculer dans la rêverie, l'onirisme, admettant enfin de mettre à nu cette part de lui-même trop longtemps enfouie, cette part juvénile dont il était mutilé.

« Espaces » Organisation du Plateau — par Jacques Brun

Le Plateau tout d'abord. Posé sur du rien. Plate-forme qui flotte.

Sur le plateau : fragments de décor. Invitation faite à l'imagination à compléter l'espace à sa guise.
Sur le plateau : baies translucides, lucarnes sur l'extérieur.

Un extérieur infini et improbable.
Un extérieur qui nous renvoie parfois les lumières d'une ville, parfois une lueur dans la nuit, puis le néant... puis la vie, à nouveau... le scintillement des étoiles, le cosmos...
Un extérieur multiple. En mouvement.
...? À moins que ce ne soit le lieu qui soit en mouvement...

Un lieu qui voyage donc. Un lieu qui navigue au gré de l'action.
Un lieu « vaisseau ».
Un vaisseau avec son poste de commande, sa barre tantôt tribord, sa barre tantôt bâbord, timon en forme de bar.

Le bar : nombril du lieu.
Le bar avec sa machinerie, ses divers combustibles...
Le bar dont la patine témoigne des destins qui s'y sont accoudés.

Destins qui s'incarnent : deux protagonistes. Puis trois.

Trois comédiens sur le plateau.
Équilibrer le plateau. Façonner l'espace. Mettre en assonance le lieu et l'action.
Des lignes à tracer. Des lignes qui se croisent, des lignes parallèles...
Des lignes à tirer au cordeau.
Des triangles bien sûr ! Tracer des triangles.
Tracer des triangles comme le faisaient nos ancêtres sur leurs cartes pour ne point se perdre sur la mer océane.

Des Souris et des Hommes

En route.

Des Souris et des Hommes

Un Roman, comme au Théâtre — par Françoise Brun

On a souvent évoqué les analogies que présente le roman de Steinbeck « Des Souris et des Hommes » avec une pièce de théâtre ; les diverses adaptations de l'œuvre en témoignent.
L'importance accordée aux dialogues est en effet frappante et les descriptions, essentiellement situées au début des chapitres, ressemblent à des indications scéniques. En outre, la structure du roman correspond singulièrement à la règle maîtresse de la dramaturgie classique : « Qu'en un lieu, qu'en un jour, un seul fait accompli tienne jusqu'à la fin le théâtre rempli. » (Boileau, Art Poétique)
Chaque chapitre présente en effet une unité de lieu : les bords de la Salinas (1 et 6), le baraquement (2 et 3), l'écurie et la sellerie qui la jouxte (4 et 5) ; de plus, les chapitres situés en extérieur enserrent ceux qui se déroulent dans le ranch et confèrent ainsi à l'œuvre une structure circulaire : le retour de Georges et Lennie sur les bords de la rivière matérialise à la fin l'impossible salut, l'implacable destin.
La durée de l'action est d'autre part extrêmement ramassée : trois jours seulement s'écoulent entre l'arrivée au ranch des deux « héros » et la mort de Lennie.
Quant à la dynamique du récit, elle se confond avec les rêves des personnages : l'acquisition d'une ferme, des lapins à soigner… Le véritable moteur de l'action est en réalité la pulsion obsessionnelle de Lennie et, dès le départ, tout semble d'ailleurs joué… Coupable et victime, Lennie « se livre en aveugle au destin qui l'entraîne » (Racine, Andromaque).
Comme chez Racine en effet, seuls le jeu des désirs, l'évolution des passions, la dérive des sentiments provoquent l'issue mortelle… Tout l'art « consiste à faire quelque chose de rien » (Racine, Préface de Bérénice).
C'est cette économie de moyens, cette pureté de lignes qui donnent au roman de Steinbeck toute sa force et son immense pouvoir d'évocation… Peu d'événements, peu de mots, et pourtant tout est là : l'Homme et la Femme, la douceur et la violence, l'innocence et le mal, l'illusion et le réel, l'amitié et la solitude. Jamais le narrateur n'intervient, jamais l'auteur ne se prononce : nous restons des observateurs, des spectateurs… Rideau.

Ambiances — par Serge Parizet (Créateur Lumières)

J'ai découvert Steinbeck à la TV, je devais avoir dix ou onze ans, c'était « Les Raisins de la Colère » : l'histoire d'une famille de fermiers dans la tourmente de la crise de 1929. Au-delà de toute cette détresse et de l'exploitation de cette misère par les grands propriétaires fonciers, Steinbeck mettait en avant la famille comme le clan fondamental, le lieu originel de l'entraide et de la résistance sociale.
« Des Souris et des Hommes » reprend le contexte de l'après crise de 1929 dans les campagnes. La nature y est plus présente, une nature généreuse et cruelle dans son insensibilité aux tourments des hommes.
Mais la réalité du ranch est plus austère et plus rugueuse qu'un tableau d'Edward Hopper, les peaux sont tannées par un soleil ardent et les hommes endurcis par toutes ces années noires.
Rien de ce qui existait hier n'a plus cours aujourd'hui, sauf peut-être ce qui unit Georges et Lennie.

A propos du Spectacle — par Jacques Brun

Prendre la main de Lennie…

Il n'y a que le sens du devoir qui puisse réellement nous maintenir en vie. — Michel Houellebecq, « Interventions »

Lennie c'est l'innocence. L'innocence de « Heureux les simples d'esprit » dont parle Le Livre. Une innocence au parfum de Rédemption. Je ne peux me décréter innocent sous peine de mensonge et d'imposture. Mais tout comme Georges je peux en prendre le parti, et prendre, tout comme Georges, la main de Lennie.

Solitude…

Dans ce roman la solitude est la règle. Seuls Georges et Lennie y échappent ; ce qui les différencie des autres, c'est d'être deux, c'est la solidarité, la fraternité. D'ailleurs, un instant, ils semblent faire école : le rêve du Ranch n'est-il pas cette tentative pour ébaucher une communauté humaine ? Rêve avorté. Fraternité illusoire ? Fraternité essentielle.

Lumière…

Pour l'ouverture et l'épilogue, nous nous servirons de la lumière, uniquement de la lumière. Et puis nous dépouillerons, nous tenterons le pari de la sobriété, de la limpidité, avec comme référence le Paradis simple dont rêve Lennie « ...on aura des lapins, et la pluie en hiver, et le poêle, et la crème sur le lait qui sera si épaisse qu'on pourra à peine la couper ». Même traitement pour l'épilogue, lumière crépusculaire cette fois-ci. Il faudra tresser un linceul de couleurs au colosse qui s'envole. Un linceul « rose de soleil ».

- Les mises en scène ci-après sont le résultat de commandes adressées à Jacques Brun par des compagnies autres que « la Compagnie du Kiosque », des associations, des établissements scolaires (lycées, collèges), des structures territoriales (communautés de communes, syndicats intercommunaux, villes…)

- Tous les spectacles qui suivent ont été présentés en public une ou plusieurs fois. Tous ont fait l'objet d'une création lumières et d'une création costumes. Certains de ces spectacles ont été « enrichis » par la présence d'un ou plusieurs artistes ou techniciens professionnels.

2026/ « Théâtre en Cinq Nuances », avec "L'Atelier du Kiosque" — Atelier Théâtre Adulte de la Cie du Kiosque

2023/ « Jean Baptiste et Jean - Rendez-vous au XIIe », avec "L'Atelier du Kiosque" — Atelier Théâtre Adulte de la Cie du Kiosque

2021/ « L'Extravagant Monsieur Valentin », avec "L'Atelier du Kiosque" — Atelier Théâtre Adulte de la Cie du Kiosque

2019/ « Molière 2019 », avec le Foyer Culturel de Sallèles d'Aude

2018/ « Courteline de toutes les Couleurs », avec "L'Atelier du Kiosque" — Atelier Théâtre Adulte de la Cie du Kiosque

2017/ « Vous avez dit Loufoque ? », avec "L'Atelier du Kiosque" — Atelier Théâtre Adulte de la Cie du Kiosque

2014/ « Molière Cocktail », avec le Foyer Culturel de Sallèles d'Aude

2013/ « En remontant le Boulevard René Tulet » (Forme Théâtrale et Musicale à partir de différentes pièces du Félibre René Tulet) — Production : Ville de Poussan
(Avec la présence des comédiens Jérôme Sanchez, Nausicaa Martinez, Gilles Buonomo, Julien Assemat, Philippe Maynadié, Anaïs Assemat, Jacques Brun, l'accordéoniste Christine Posocco ainsi que Charlotte Lopez et Pierre Michelet ; Création Lumière de José Guardiola, Images et Projection Michel Daumur, Son Sébastien Rexovice)

2012/ « Des Mots et des Maux », avec le Foyer Culturel de Sallèles d'Aude

2011/ « A la Folie », avec le Lycée Pompidou de Castelnau le Lez

2010/ « Courteline à tous les Etages », avec le Foyer Culturel de Sallèles d'Aude (avec la présence de l'accordéoniste Christine Posocco et de l'éclairagiste José Guardiola)
« Disputes », avec le Lycée Pompidou de Castelnau le Lez

2009/ « De Thèbes à Trézène », avec le Lycée Pompidou de Castelnau le Lez
« Théâtre en Vrac », avec le Foyer Culturel de Sallèles-d'Aude (avec la présence de l'accordéoniste Christine Posocco et de l'éclairagiste Sébastien Bunel)

2008/ « Divine Dispute » (Adaptation du « Débat de Folie et d'Amour » de Louise Labé), production de la compagnie « Harmonia del Arte » (avec la présence de la soprano Karla Doyen, de la comédienne Lamya Safer et de la violon gambiste Odile Michelet)

2007/ « Paroles de Vignerons » (Conférence Spectacle), avec le Foyer Culturel de Sallèles-d'Aude (avec la présence des comédiens Didier Lagana, Jérôme Sanchez, Philippe Maynadié, de l'accordéoniste Christine Posocco, du chanteur « La Sauze », de l'éclairagiste Sébastien Bunel, du vidéaste Frédéric Ladoué et du conférencier Rémi Pech)
« Les Plaisirs de l'Ile Enchantée », production de « La Cie du Kiosque » en collaboration avec « Harmonia del Arte » (avec la présence des comédiens Jérôme Sanchez, Benoît Saladino, Amélie Pacaud, Claudie Simonetti ; les musiciens Olivier Papillon, Rodolphe Kowal, Alberta Smith ainsi que le Chœur de Chant « Aubade »)
« Méli-Mélo Théâtro », avec le Foyer Culturel de Sallèles-d'Aude (avec la présence de l'accordéoniste Christine Posocco et de l'éclairagiste Richard Marti)

2006/ « Rendez-vous sous le Marché avec Monsieur Tulet » (Forme Théâtrale à partir de deux pièces du Félibre René Tulet) — Production : Ville de Poussan (avec la présence des comédiens Jérôme Sanchez, Grégory Nardella, Emilie Verrier, Mickaël Viguier, Philippe Maynadié, Jacques Brun ainsi que l'accordéoniste Christine Posocco)

2005/ « Les Troyennes », avec le Lycée Pompidou de Castelnau le Lez

2004/ « Autour d'Antigone » et « Chanter l'Alexandrin », avec le Lycée Pompidou de Castelnau le Lez
« Rêverie Autour d'un Nez », avec le Syndicat Intercommunal Cesse et Brian (avec la présence du musicien Jean-Charles Viven)
« Théâtre en Vrac », avec le Lycée Pompidou de Castelnau le Lez

2003/ « Un Ruban pour Figaro », avec le Lycée Pompidou de Castelnau le Lez (avec la présence de la danseuse et chorégraphe Rita Cioffi)
« Quintessence », avec le Collège Via Domitia de Poussan (avec la présence de l'éclairagiste Richard Marti)

2002/ « A Chœur ou Vers », avec « Rendez-vous Culturels en Minervois » (avec la présence de l'éclairagiste Roger Teychon, du décorateur Jean-Yves Rabier, de la violon gambiste Jeannette Canon et du comédien Jérôme Sanchez)
« Autour de Roméo et Juliette », avec le Lycée Pompidou de Castelnau le Lez (avec la présence de la danseuse et chorégraphe Rita Cioffi)
« La Princesse de Marbre », avec la troupe « Hors Loges » (avec la présence du décorateur Jean-Yves Rabier)

2001/ « Le Défilé des Dieux et autres curiosités », avec la troupe « Hors Loges » (avec la présence du décorateur Jean-Yves Rabier)
« En Attendant Karl Valentin », avec le Collège Jules Ferry de Cazouls lès Béziers
« Coups de Théâtre », avec « Rendez-vous Culturels en Minervois » (avec la présence de l'éclairagiste Serge Parizet, du décorateur Jean-Yves Rabier et du comédien Jérôme Sanchez)
« Autour d'Antigone », avec le Lycée Pompidou de Castelnau le Lez

2000/ « Je me souviens », avec le Lycée Joliot Curie de Sète
« Les Exercices », avec la troupe « Hors Loges » (avec la présence du décorateur Jean-Yves Rabier)
« Le Songe Molière », avec le Collège Jules Ferry de Cazouls lès Béziers
« Poussan au Temps du Moyen-âge », avec le Collège Via Domitia de Poussan

1999/ « La Méditerranée en Bleu et Noir », avec le Lycée Joliot Curie de Sète
« Éclats de Scènes », avec le Collège Jules Ferry de Cazouls lès Béziers

1998/ « Théâtre en Vrac », avec le Collège Jules Ferry de Cazouls lès Béziers (avec la présence du décorateur Jean-Yves Rabier)
« En Attendant Karl Valentin », avec la troupe « Clin d'œil » - Canton d'Ouveillan (avec la présence du décorateur Jean-Yves Rabier et de la comédienne Hélène Azéma)

1997/ « Au Salon de la Rue des Moulins », avec la troupe « Clin d'œil » - Canton d'Ouveillan (avec la présence de la comédienne Hélène Azéma et du comédien Michel Cordes)
« Le Songe Molière », avec le Collège Jules Ferry de Cazouls lès Béziers
« On n'est pas sérieux quand on a 17 ans », avec l'atelier « Théâtre Ados » MJC Saint-Pons (avec la présence de l'éclairagiste Serge Parizet et du décorateur Jean-Yves Rabier)

1996/ « Le Zapping des Dujaur », avec l'atelier Théâtre MJC St-Pons et Collège du Jaur St Pons (avec la présence du décorateur Jean-Yves Rabier et de la danseuse Hélène Azéma)
« En Attendant Karl Valentin », avec le Collège Jules Ferry de Cazouls lès Béziers

1995/ « La Princesse de Marbre », avec l'atelier « Théâtre » MJC St-Pons et Collège du Jaur St Pons (avec la présence de la danseuse et chorégraphe Rita Cioffi)

1994/ « Le Songe Molière », avec le Collège du Jaur de Saint-Pons de Thomières (avec la présence du graphiste Michel Simon)

1993/ « Saint-Pons au Temps du Moyen-âge », avec le Collège du Jaur de St-Pons de Thomières

Écriture : Étape 1

L'écriture d'un spectacle... quelle aventure, quelle angoisse... un désert à habiter, un gouffre à combler...
Tout d'abord sous le crâne un magma informe : bribes de personnages, fragments de répliques, scénarios qui naissent puis se dérobent pour finir en lambeaux...
Ces journées interminables où la feuille reste blanche...
Les jaillissements d'écriture, torrents de mots qui dégringolent...
Le doute...
L'imagination qui gambade...
Ces quelques proches à qui, anxieux, on se risque à lire les scènes en chantier ; ces quelques proches à qui l'on permet de partager avec vous l'intimité du texte naissant.
Une architecture d'images et de mots se construit... mélange de souffrances et de joies.

L'Artiste et le Vigneron — par Jacques Brun

Auteur et Metteur en Scène de « Couleurs d'ivresse » en 2001, Jacques Brun est aussi fils de vigneron. Réflexion.

Le geste est vif, précis, efficace. Il est à la fois ample et incisif, ne souffre d'aucune affectation, d'aucune hésitation. L'Homme est en action. Débarrassé du souci de paraître, il s'oublie, et il devient l'action. La technique se mue en une forme d'élégance déterminée ; l'effort transpire d'une grâce émouvante. Et alors enfin, là, sous mes yeux, l'Homme devient utile. Utile et fécond.
Un danseur ? Un comédien qui joue ? Non, mon père dans ses vignes, qui taille, qui façonne ses souches.
D'autres images reviennent : je revois mon père les reins meurtris après une froide journée d'hiver... je le revois aussi, un matin d'avril, qui rentre à la maison, ému, une jeune pousse de sa vigne dans la main, une jeune pousse de sa vigne noircie par le gel...
Ces souvenirs sont toujours là, je ne les occulte pas... Ils sont au contraire une sorte de toile de fond dans mon travail, un garde-fou. Moi, qui au Théâtre joue avec l'illusion, la terre sous les chaussures de mon père se charge de me renvoyer au réel, de « me remettre les pieds sur terre... » Mais si la terre me renvoie au réel, elle me renvoie aussi à l'immuable, à l'indicible, je la pressens chargée de sens, elle me dépasse et je sens qu'elle m'invite à la recherche, à la quête.

Dans mon travail quotidien, ma recherche théâtrale, dans le sillon que je tente de tracer, moi, le fils de vigneron, je me pose sans cesse la question de mon utilité...
Je reste persuadé que le Théâtre doit tendre vers une forme d'universalité. Certains spectacles ne peuvent se révéler à tous, bien sûr ; il serait démagogique d'affirmer le contraire, mais on doit en percevoir le souffle. « J'ai pas tout compris, mais c'était bien ! » me disait un de mes élèves collégiens à la sortie d'une très belle représentation.

L'élaboration d'un spectacle est chose fragile, et sa maturation en est lente et sensible. Les différents éléments de l'équipe qui le construisent doivent chacun, avec leur spécificité, converger vers un même but, un même dessein. Pour cela, ils devront faire fi de leur fierté, de leur « ego », donner le meilleur d'eux-mêmes, s'oublier eux aussi. Il y aura des phases de doute, de tension, de dépression... Et puis le jour de la première vient, et là, dans une effervescence à son paroxysme, dans un bouillonnement d'émotions contradictoires, dans une ultime convulsion le spectacle naît. Puis vient la joie... - Le plaisir se consomme, la Joie elle, éminemment supérieure, se construit. -
Élaboration, maturation, bouillonnement, émotions contradictoires .... à nouveau, des images, mais aussi des parfums et des bruits remontent à la surface. L'odeur du raisin écrasé, les éclats de voix, le tumulte des tracteurs, des machines sur le plan de la cave, « l'explosion » sensuelle des cuves en fermentation... La vendange est là.

DECADE

Philippe et Jacques Brun fondent le groupe « Décade » au début des années quatre-vingts. Après une première période qui voit différents musiciens contribuer à la construction du groupe, « Décade » trouve son équilibre avec la rencontre du bassiste Daniel Savary et du guitariste Alain Morana. Bientôt rejoint par la chanteuse Cécile Garcia et le batteur Bruno Lamigeon, le groupe, autour des compositions de Philippe Brun, se construit un répertoire. Participant à l'effervescence de la scène rock montpelliéraine des années quatre-vingts, riche de nombreux groupes et de nombreux lieux de concerts, « Décade » construit son identité sonore et fait le choix du français pour les textes de ses chansons. La dernière période voit le groupe se resserrer et poursuivre son travail de recherche et de création.

DECADE

Quand Jacques Brun crée « La Cie du Kiosque » en 1995, la musique va occuper une place prépondérante au fil des créations. « Couleurs d'ivresse », « Un Siècle, une Nuit », « L'Ombre au Diamant » ; ces différents spectacles seront assortis de créations musicales originales signées Philippe Brun. En 1998 le guitariste de « Décade » Alain Morana se joint à la création de « Horla » pour interpréter la partition de Philippe Brun dont les sonorités et l'esprit renvoient à l'épisode rock des années quatre-vingt.

Philippe Brun, claviers, compositeur de Décade

Philippe Brun. Claviers. Compositeur de « Décade »

Diva Diva Conquistador

« Décade » : Échos…

Presse Décade

Presse Décade

Daniel Savary, bassisteDaniel Savary. Bassiste.

CONQUISTADOR

Jacques Brun, chanteur et parolier de DécadeJacques Brun. Chanteur et Parolier de « Décade »

DIVA DIVA

Alain Morana, guitaristeAlain Morana. Guitariste

DECADE en concertDECADE en concert

DECADE en concertDECADE en concert